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Caméras sur le lieu de travail: +85% en 1 an!

L’an dernier, 1.194 déclarations pour le placement de caméras sur le lieu de travail ont été faites, soit 85% en plus qu’en 2013 qui comptait 643 demandes, communique le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) sur base des chiffres publiés par la Commission vie privée. C’est le nombre le plus élevé de déclarations jamais enregistré.

Avec ces caméras, les employeurs tentent de faire diminuer le nombre de vols en interne. Ces deux dernières années, 53% des entreprises ont été victimes de vols commis par le personnel, selon une enquête réalisée par le SNI en mars de cette année. « De plus, les images capturées par les caméras sont pratiques pour empêcher les discussions inutiles lors d’un licenciement. Maintenant que les licenciements doivent être motivés et vu la loi anti-harcèlement plus stricte, cela peut s’avérer pratique », indique le SNI.

En 2013 déjà, le nombre de déclarations avait ‘explosé’ de 36%, mais 2014 va beaucoup plus loin. La présidente du SNI, Christine Mattheeuws, commente: « L’augmentation spectaculaire de l’utilisation de caméras sur le lieu de travail n’est pas étonnante. D’une enquête que nous avons réalisée, il ressort que près de la moitié des entreprises ont été victimes de vols par des membres du personnel ces deux dernières années ». Le vol commis par le personnel représente environ 40% de tous les vols dont sont victimes les entreprises. En comparaison: le vol à l’étalage par les clients représente environ 50% des vols. Le reste provient de vols commis par des personnes externes tels que les fournisseurs, et de fautes administratives. Le vol par le personnel est souvent un problème sous-estimé. Pourtant, le dommage est facilement 10 à 14 fois plus élevé qu’un vol à l’étalage commis par un client surtout parce que les vols commis par les membres du personnel peuvent s’étaler sur une plus longue période. Le butin moyen d’un vol à l’étalage commis par un client s’élève à environ 100 euros, tandis que le butin d’un vol commis par le personnel peut facilement s’élever à 1.300 euros.

Le SNI invite les entrepreneurs qui ont placé des caméras de toujours en informer leurs travailleurs et de ne pas les filmer continuellement. Cette notification est légalement obligatoire et celui qui ne s’y conforme pas, verra sa demande rejetée par le juge si les images devaient être utilisées lors d’une procédure judiciaire. Ensuite, il est également obligatoire d’informer les clients de la présence des caméras, via un pictogramme. Pour simplifier l’utilisation des caméras, au niveau administratif, le SNI plaide pour une adaptation. Actuellement, les entreprises doivent, même si elles ne placent qu’une caméra pour garder un œil sur les clients et sur le personnel, introduire deux déclarations auprès de la Commission vie privée et respecter deux législations différentes. Une pour suivre des clients et une pour celui qui garde un œil sur le personnel, même s’il ne s’agit que d’une seule et même caméra. Ce travail administratif superflu doit être éliminé.  

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