< Retour au sommaire

Bruxelles perd une place dans le classement des villes où il fait bon vivre

Bruxelles se situe au 22ème rang du classement, une place de moins par rapport à l’année dernière. C’est ce que met en évidence l’étude ‘Quality of Living 2015’ dans laquelle Mercer analyse la qualité de vie dans plus de 440 villes. Un outil utile pour la gestion des expatriations: comme ces dernières années, Vienne se situe sur la plus haute marche tandis que Bagdad reste la lanterne rouge.

Il apparait par ailleurs que les villes d’Europe de l’Ouest ont de très bons scores en termes de qualité de vie. Pas moins de 7 des 10 premières sont européennes: elles sont situées en Autriche, Suisse, Allemagne et au Danemark. Les autres villes du top 10 sont Auckland, Vancouver et Sydney. Les Etats-Unis ne décrochent, avec San Francisco, que la 27ème place.

De beaux résultats pour les villes européennes

Crise ou non, l'Europe occidentale continue à dominer le top 10 avec Vienne (1) Zurich (2), Munich (3), Düsseldorf (6), Francfort (7), Genève (8) et Copenhague (9). Bruxelles reste près du top 20, même si elle perd une place cette année, passant ainsi de la 21ème à la 22ème. Avec sa 11ème place, Amsterdam rate tout juste le top 10. En ce qui concerne l’Europe de l’Ouest, les villes dont la qualité de vie est la plus basse, sont Belfast (65) et Athènes (85). En Europe centrale et orientale, Minsk (189) obtient le plus mauvais score et Prague (68) le meilleur en termes de qualité de vie.

De l’autre côté de l’Atlantique, ce sont les notes élevés des villes canadiennes qui sautent aux yeux. Vancouver est à la 5ème place mondiale, suivie de Toronto (15), Ottawa (16) et Montréal (24). Un autre constat frappant est que les Etats-Unis ne sont mentionnés pour la première fois dans le classement qu’au 27ème rang, où San Francisco défend l'honneur américain. Les notes les plus basses en Amérique centrale et du Sud sont pour Port-au-Prince (228) à Haïti et La Havane à Cuba (193).

En Asie, Singapour est la ville avec la meilleure qualité de vie, Tokyo se trouve à la 44ème place. Il faut souligner dans cette région certaines villes émergentes comme Cheonan (98) en Corée du Sud et Taichung (99) à Taiwan. Les villes chinoises de Xian et Chongqing (toutes deux à la 142ème place) se manifestent de plus en plus comme de vraies destinations d'affaires. Leurs principaux défis en termes de qualité de vie sont l'approvisionnement en eau et la pollution atmosphérique. En Inde, certaines villes gagnent du terrain, comme Hyderabad (138) et Pune (145); elles ont dépassé les centres d'affaires traditionnels de Bombay (152) et New Delhi (154). Ceci est principalement dû à l'explosion de la population à Bombay et à New Delhi, qui doivent donc faire face à une importante pollution de l'air et de l'eau, ainsi qu’à d'énormes problèmes de circulation.

La qualité de vie est importante pour les entreprises

La ‘Worldwide Quality of Living Survey’ de Mercer est une étude annuelle sur la qualité de vie des villes du monde. Une quarantaine de facteurs différents sont pris en compte dans l’étude, comme la situation sociopolitique et économique, l’enseignement, l’infrastructure, les soins de santé, les possibilités de divertissement etc. «La qualité de vie est importante pour les grandes entreprises, les autorités publiques et les employeurs qui doivent établir leurs travailleurs à l'étranger, explique Ellen van Arenthals, Mobility Consultant chez Mercer. Ils utilisent cette information pour pouvoir proposer une juste compensation à leurs employés à l'étranger, c’est-à-dire les expats. Cette indemnité est généralement constituée de deux composants. La première partie doit pouvoir indemniser les employés quand ils sont envoyés dans une ville avec une qualité de vie inférieure. La deuxième partie est une indemnité de mobilité pour compenser le fait que les travailleurs mettent leur vie au pays en stand by pour aller travailler dans un autre pays.»

« Un emploi à l'étranger est une expérience formidable, mais il s’accompagne en même temps de difficultés pour les travailleurs et leurs familles, poursuit-elle. Ils sont confrontés à une toute nouvelle situation de vie avec beaucoup de différences en termes de climat, de pouvoir d'achat, de culture et même de criminalité. Mais ils doivent également savoir s’ils peuvent acheter des choses familières ou faire réparer une machine à laver. En tant qu’employeur, vous devez compenser tous les points où l'employé constate un recul par rapport à son pays d'origine. »

Cette composante dite de ‘pénibilité’ est d’ailleurs en baisse dans un nombre sans cesse croissant de villes. « Cela fait quelques années que les villes des pays émergents font de leur mieux pour être des endroits attrayants pour les sociétés étrangères. Elles font une concurrence féroce aux centres financiers et d’affaires traditionnels. Via des milliards d'investissements, elles tentent d’améliorer considérablement leur qualité de vie. Et il semble bien qu’elles y réussissent, au vu de leur progression dans le classement. »

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages