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Blue Monday? Pas vraiment: le lundi est le jour de maladie le moins prisé

Le 21 janvier est dit « Blue Monday », la journée réputée la plus déprimante de l’année et se démarquant par son nombre record d’absences. Du moins c’est ce qu’on voudrait nous faire croire. En réalité, les chiffres démontrent que le Blue Monday n’est absolument pas la journée d’arrêt maladie qui a le plus de « succès ».

Le Blue Monday tombe systématiquement le troisième lundi du mois de janvier. Ce concept a été dégainé pour la première fois en 2005 par une agence de voyage britannique dans le but de (re)dynamiser ses ventes de vacances. A aucun moment, la communauté académique et scientifique n’a eu de doute sur le caractère fallacieux et purement commercial de ce Blue Monday qui ne repose sur aucune base scientifique.

Attentia a analysé l’ensemble des données d’absentéisme 2018 de plus de 110.000 collaborateurs d’entreprises belges, en se concentrant sur le nombre d’heures prestées, les durées maladie et les congés 2018. L’analyse démontre que le lundi ne correspond à aucun pic en termes de maladie. Bien au contraire, le lundi est la journée la moins « prisée » pour une absence de courte durée pour cause de maladie.

Qui plus est, le Blue Monday n’a en rien été, l’année dernière, le lundi « préféré » pour un congé maladie. Les lundis qui ont affiché le plus d’absences de courte durée se situaient, l’année dernière, à la fin du mois de février et au début mars. Ce pic s’explique en partie par le fait que notre pays était alors touché par la grippe saisonnière, qui atteignait à cette période son point culminant.

« Si l’on fait abstraction du virus de la grippe, on ne relève pas davantage de congés maladie lors du Blue Monday que lors des autres jours du mois. Bien au contraire, les journées maladie correspondant à un lundi atteignent leur niveau maximal bien plus tard pendant la saison hivernale, souligne Fiorella Brusco, directeur général chez Attentia prévention & protection. Nous constatons par contre que, pendant les mois d’hiver, les collaborateurs sont davantage privés de lumière du jour en raison de durées diurnes plus courtes. Ils risquent alors d’être touchés par le TAS (trouble affectif saisonnier), une forme plus sévère de dépression hivernale qui nécessite un traitement. De ce point de vue-là, on devrait plutôt parler de ‘Blue Months’ et non de Blue Monday. »

Une dernière remarque: l’année dernière, le jour ouvrable le plus fréquent pour un congé maladie de courte durée a été le jeudi.

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