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Beaucoup d’entreprises subissent l’absentéisme plutôt que de s’y attaquer

Plus d’une organisation sur deux (55%) déclare ne pas connaître son pourcentage d’absentéisme, révèle une étude publiée par Mensura. À peine une sur trois (34%) a élaboré des procédures et des accords en matière d'absentéisme et moins de la moitié des entreprises de l’échantillon (40%) qui ont une politique de prévention et de protection au travail établissent un lien avec la politique d’absentéisme.

En dépit des coûts importants qu’engendre l’absentéisme, les entreprises laissent encore passer trop d'opportunités de lutte contre ce problème. Cette étude de Mensura montre que seule une petite minorité d'entre elles réagissent en mettant en œuvre des procédures et des accords, et en offrant des possibilités de travail adapté. Mieux comprendre l'absentéisme aide les organisations à élaborer une politique préventive, destinée à mieux garantir le bien-être des collaborateurs et réduire les coûts de l'absentéisme. Car l’absentéisme coûte énormément d'argent aux entreprises: l'absentéisme de longue durée et celui de courte durée représentent ensemble en moyenne 2,6% du total des coûts salariaux d'une entreprise belge. Les employeurs doivent supporter non seulement des coûts directs lourds (le salaire garanti, les assurances et l’ONSS), mais également des coûts indirects (notamment les remplacements, les heures supplémentaires et les pertes de production ou de qualité).

Organisation du travail et stress

Interrogés sur le vécu de leur travail, les travailleurs déclarent se sentir appréciés et impliqués. Trois sur quatre (75%) se sentent appréciés par leur supérieur hiérarchique, mais un peu moins de 60% ont le sentiment d'être effectivement soutenus. Alors que les travailleurs estiment important de pouvoir intervenir dans l'organisation du travail et dans la politique de l'organisation, il s'avère que moins de la moitié d’entre eux ont la possibilité de gérer eux-mêmes leur travail (48%) et de définir leur rythme de travail (42%).

Les résultats concernant le vécu du stress au travail sont loin d'être positifs. Plus de la moitié des travailleurs (55%) indiquent être moyennement à très stressés par leur travail. Près d’un sur quatre (23%) déclare ne parfois pas pouvoir ou ne jamais pouvoir gérer de manière saine son niveau de stress. 78% déclarent que le travail entraîne parfois ou souvent une contrainte mentale.

« Les conditions de travail et les facteurs qui influencent la santé physique et mentale des collaborateurs ont un impact direct sur les chiffres de l'absentéisme, commente Gretel Schrijvers, directeur général de Mensura. C'est surtout au niveau de la gestion du stress, terreau du burn-out, qu’il reste encore beaucoup de pain sur la planche. Le fait que moins de la moitié des entreprises belges établissent un lien logique entre prévention et absentéisme, montre que beaucoup de progrès doivent encore être faits. Une analyse approfondie du problème d'absentéisme propre à chaque entreprise constitue à cet égard un point de départ. » Mensura a développé une série d’outils à cette fin, comme le Compas de l'absentéisme (qui aide à procéder à une radioscopie de l'approche mise en œuvre et en identifie les faiblesses) ou le Calculateur coût de l'absentéisme.

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