< Retour au sommaire

Aucune politique de prévention contre le stress et le burn-out dans une entreprise sur deux

Malgré l'obligation légale et des niveaux de stress élevés, les entreprises ne s'attaquent pas encore suffisamment aux risques psychosociaux. Moins de la moitié des entreprises belges (43%) disposent actuellement d'une politique de prévention contre les risques psychosociaux au travail. Elles sont même 20% à ne pas se pencher du tout sur la question.

Les entreprises belges ont pourtant l'obligation, depuis 2014, d'avoir une politique de prévention dans ce domaine, rappelle les auteurs de l’étude, Wolters Kluwer Legal & Regulatory. Près de 1.300 personnes ont été interrogées, dont des travailleurs, des professionnels HSE (conseillers en prévention, coordinateurs environnementaux, etc.) et des managers d'entreprises de différentes tailles issues de différents secteurs. Les chiffres relatifs au burn-out dans notre pays sont alarmants: près d'un collaborateur sur dix souffre d'un burn-out et la moitié des travailleurs flamands s'attendent à y être confrontés un jour. Parmi les plus de 400.000 travailleurs qui ont été absents pour une longue durée en 2017, plus d'un sur trois souffrait d'un trouble psychosocial. Le stress lié au travail joue un rôle majeur à cet égard. Il ressort de l’enquête que deux tiers des travailleurs interrogés trouvent le niveau de stress général élevé; 16 % le décrivent même comme étant très élevé. Élément frappant: seuls 2 % des managers partagent cette opinion.

Toujours d’après l'enquête, malgré le niveau de stress élevé et les chiffres alarmants du burn-out, seuls 43% des entreprises disposent d'un plan de prévention psychosocial, tandis que 34% indiquent qu'il est actuellement en cours d'élaboration. Ces chiffres sont confirmés par les autorités: depuis l'introduction de la loi du 28 février 2014, des inspecteurs sont envoyés sur le terrain afin d'évaluer les mesures de prévention que les entreprises prennent dans ce domaine. Une infraction est constatée lors d'un contrôle officiel sur deux.

Le secteur de l'industrie et de la construction est le meilleur élève: environ la moitié des entreprises ont mis en place un plan de prévention. Le secteur du transport, lui, est à la traîne: seuls 31% des entreprises disposent d'un plan de prévention contre le stress et le burn-out. Plus une entreprise compte de travailleurs, plus elle est susceptible d'avoir un plan de prévention: 54% des entreprises de plus de 500 travailleurs en ont un. À titre de comparaison, ce chiffre baisse à 27% dans les entreprises de moins de 50 travailleurs.

Le professionnel HSE est souvent, avec les ressources humaines, la force motrice de la mise en œuvre et du suivi d'une politique de prévention des risques psychosociaux: 66 % des professionnels HSE disent subir eux-mêmes un niveau de stress élevé à très élevé. En plus des tâches HSE, des responsabilités supplémentaires leur sont souvent confiées: 27% d'entre eux doivent s'acquitter de tâches liées à la sécurité en plus de celles relatives à la protection. La qualité (24%) et les installations (13%) font aussi régulièrement partie des missions du professionnel HSE.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages