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A quoi ressemble la vie au bureau en 2015?

Quelles sont les grandes caractéristiques des espaces de travail aujourd’hui en France? Que pensent les actifs de leur environnement de travail? Sont­‑ils satisfaits de leurs équipements, de leurs espaces, de la façon dont leur entreprise prend en compte ce sujet? C’est ce qu’a exploré l’Observatoire Actineo via son baromètre 2015 dédié à la qualité de vie au bureau.

La France semble être un pays particulièrement résistant à la vague de bureaux en open space: 73% des actifs français travaillent aujourd’hui en bureau fermé, qu’ils soient seuls ou à plusieurs. Ils sont 39% à travailler en bureau collectif (33% en bureau de 2 à 4 personnes et 6% en bureau de plus de 4 personnes). Le bureau individuel fait de la résistance avec 34%, et plus encore chez les dirigeants, qui sont 71% à en disposer, notamment dans les TPE (46%). L’open space, à savoir un espace collectif ouvert d’au moins 4 personnes, dont on pouvait attendre une percée dans l’hexagone, reste encore minoritaire: seuls 18% des actifs déclarent travailler dans ce type d’espace, dont 11% dans un bureau « à taille humaine » de 4 à 9 personnes, avec une moyenne de 6 personnes. Ces résultats peuvent être mis en parallèle avec un précédent baromètre réalisé sur plusieurs pays européens (Enquête Actineo/CSA 2014).

Même les plus grandes entreprises (250 salariés et plus) ne s’y sont pas converties puisque seuls 6% des actifs travaillent dans un grand open space de plus de 20 personnes (toutes tailles d’entreprises confondues, ils ne sont que 3%). Le bureau fermé collectif reste donc solidement ancré dans l’hexagone, sans doute parce qu’il s’adapte mieux à la manière de travailler des actifs français: 57 % déclarent en effet travailler « en équipe » en 2015. Même si elle accuse une légère baisse par rapport aux résultats du Baromètre 2013, la qualité de vie au travail reste un critère primordial pour 41% des actifs français (vs 45% en 2013 et 38% en 2011). L’intérêt du travail se maintient en tête pour 51% des répondants (vs 50% en 2013 et 53% en 2011). Le niveau de rémunération complète le podium mais affiche un net recul, avec 34% des réponses (vs 41% en 2013 et 37% en 2011). Suivent la localisation géographique du travail (28%), et plus loin derrière les responsabilités (16%). Comme dans les précédentes éditions du Baromètre Actineo, les trois critères constituant le socle de la qualité de vie au travail sont les relations avec les collègues (pour 71% des actifs), l’espace de travail (pour 38%) et la qualité de l’aménagement du bureau (pour 20%). Les actifs considèrent l’absence de bruit comme un facteur important de qualité de vie au travail. Seuls, 29 % en bénéficient.

Le travail assis est‑il en train de perdre du terrain?

Les nouvelles organisations du poste de travail, comme les bureaux assis‑debout, bénéficient d’une notoriété relativement élevée (39% au global, 55% chez les cadres), en dépit d’un usage qui reste modeste (15% au global, 29% chez les N+2/N+3). Ils bénéficient en revanche d’une image favorable: 76% des répondants pensent que ce type de bureau a un impact sur la santé et 69 % sur l’efficacité du travail individuel.

Des salariés de plus en plus exigeants

Une courte majorité d’actifs (61%) considère que l’entreprise accorde juste assez d’importance à l’aménagement de l’espace de travail. 35% estiment que leur entreprise n’y accorde pas assez d’importance, les plus mécontents en la matière étant les actifs travaillant en open space de 10 à 20 personnes (57%). Ce sont les sujets liés à la santé au travail, en relation avec des équipements informatiques et électroniques, qui génèrent le plus d’insatisfaction. Ainsi, 51% des actifs pensent que leur entreprise n’accorde pas assez d’importance à la présence d’ondes électromagnétiques, 47% à la durée quotidienne du travail sur écran (vs 53% dans les entreprises de plus de 250 collaborateurs), 43% à la décoration de leur espace de travail (vs 54% dans les entreprises de plus de 500 salariés), 40% au niveau sonore de leur espace de travail (vs 48% dans les entreprises de plus de 500 salariés), ou encore 38% à l’ergonomie du siège de bureau (vs 43% dans les entreprises de plus de 250 salariés). Plus d’1 actif sur 3 considère que son entreprise n’accorde pas assez d’importance à l’aménagement de l’espace de travail.

Nuisances au travail: une situation qui se dégrade

Le sentiment de gêne dû à des nuisances est en hausse. Ainsi, en 2015, 57% des actifs déclarent être souvent perturbés dans leur travail par des nuisances sonores dues à des personnes (vs 34% en 2011), 51% sont gênés par des problèmes de température ou de climatisation (vs 33% en 2011), 50% évoquent des problèmes d’attention liés à la circulation dans les espaces de travail (vs 44% en 2013). Viennent ensuite, à un moindre degré, un ensemble d’insatisfactions qui concerne le poste de travail et ses équipements: problèmes liés à des nuisances sonores dues aux appareils (41%), problèmes de place pour le rangement ou de place sur son bureau (39%), problèmes de confort de siège de bureau (36%), ainsi que d'éclairage (31%).

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