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À peine une entreprise sur trois dispose d’une stratégie formelle pour travailleurs indépendants

Malgré que 97% des entreprises belges collaborent avec des free-lances, un peu plus d’une organisation sur trois à peine dispose d’une stratégie formelle pour aligner les priorités de ceux-ci avec les objectifs de l’entreprise. La flexibilité et la recherche d’expertise spécifique sont les deux principales raisons pour faire appel à des travailleurs indépendants.

Ces résultats proviennent de la dernière enquête menée à travers cinq pays européens par SD Worx et l’Antwerp Management School. Les deux organisations ont examiné les facteurs qui contribuent à la flexibilisation du marché de l’emploi et la manière dont les entreprises abordent la question. La majorité des entreprises sondées indiquent travailler avec au moins 10% de travailleurs indépendants: ce constat souligne la nécessité d’un changement urgent dans la manière dont les entreprises planifient leurs activités avec des free-lances.

Les entreprises aspirent à un déploiement rapide

À travers les cinq pays européens, la raison principale pour laquelle les entreprises font appel à des free-lances est leur déploiement rapide: 65% d’entre elles indiquent qu’il s’agit du facteur décisif lors de ce choix. En Belgique, 63% des entreprises travaillent avec des free-lances en raison de leur déploiement rapide et de la flexibilité que ce type de collaboration offre.

L’expertise spécifique des travailleurs indépendants est pour les entreprises belges la deuxième raison (51%) de collaborer. Il est intéressant de noter que cet argument est plus populaire dans d’autres pays Européens (la moyenne européenne est de 63%). En Allemagne (62%), aux Pays-Bas (63%) et au Royaume-Uni (66%), c’est même la première raison pour laquelle les organisations font appel à des travailleurs indépendants. La rapidité et les coûts sont aussi des aspects importants: 48% des entreprises belges jugent la procédure comme étant plus rapide que de publier un emploi vacant, et 40% citent les économies de coûts comme un facteur décisif. 43% indiquent qu’il s’agit d’une tâche à durée limitée.

Vu que les free-lances ne constituent pas une exception, le fait que 68 % des entreprises belges adoptent une approche informelle de la planification devrait être alarmant. Ce résultat ne diffère pas beaucoup de la moyenne européenne (65%). « Dans la mesure où les entreprises font de plus en plus appel à des indépendants, elles doivent s’assurer que leurs politiques des RH soient constamment adaptées aux besoins de ceux-ci, commente Benoît van Grieken, Partnerships advisor de SD Worx. Actuellement, trop d’entreprises adoptent une approche réactive ou ad hoc de la flexibilité, ce qui pourrait s’avérer préjudiciable à long terme. Si les organisations ne s’adaptent pas, des domaines tels que l’attractivité des talents deviendront un énorme défi pour elles – d’autant que leur accent est désormais placé sur l’aide par des indépendants hautement qualifiés. La nature du travail change de jour en jour, et les pratiques d’hier ne suffiront plus. »

La motivation des travailleurs flexibles: un travail plus intéressant

Pour élaborer des politiques RH efficaces qui tiennent compte des indépendants, le fait de comprendre les motivations des personnes qui choisissent de travailler à leur compte est primordial pour les décideurs. Pour 68% des répondants belges, la raison principale de devenir indépendant est que le contenu du travail est plus intéressant, tandis que 65% déclarent que ce style de travail correspond mieux à leurs compétences. Outre ces valeurs ajoutées professionnelles, plusieurs raisons personnelles les poussent à opter pour une activité d’indépendant. Près de la moitié des répondants (49%) déclarent que le travail indépendant convient mieux à leur vie personnelle, bien que ce chiffre varie considérablement d’un pays à l’autre. Au Royaume-Uni, 79% d’entre eux invoquent ce facteur comme la raison numéro un de leur décision. La France suit avec 69%. En Belgique, les motivations sont toutefois très différentes: seuls 52% des répondants déclarent avoir opté pour le travail d’indépendant parce que cela profite à leur vie personnelle. Les nationalités présentent en outre des différences marquées en ce qui concerne les attitudes à l’égard du stress. Tandis que 39% des free-lances au Royaume-Uni estiment que ce style de travail réduit le stress dans leur vie, ils ne sont que 23% en Belgique à être de cet avis.

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