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9 travailleurs sur 100 retournent chez leur ancien employeur

On l’appelle le « recrutement boomerang »: d’après les chiffres d’Acerta, il concerne 9,1% des travailleurs belges. Ces derniers décident, à un moment de leur carrière, de travailler à nouveau pour un de leurs anciens employeurs. Le phénomène est plus fréquent en Flandre et à Bruxelles qu’en Wallonie. 

En Belgique, 9 travailleurs sur 100 décident à un moment de leur carrière de revenir auprès d’un employeur qui les employait par le passé. En Flandre et à Bruxelles, respectivement 9,3 % et 10,6 % des travailleurs sont à nouveau engagés par un ex-employeur. En Wallonie, 4,6 % travaillent à nouveau pour leur ex-employeur. La taille de l’entreprise influence aussi le nombre de travailleurs qui y revient. Une différence se dessine entre les entreprises employant moins et plus de 100 travailleurs.

« Les entreprises qui emploient moins de 100 travailleurs observent un retour de 6,6 % de leurs anciens collaborateurs, alors que les entreprises de plus de 100 travailleurs réengagent 11 % de leurs anciens travailleurs. Dans les entreprises plus importantes, ce phénomène est donc beaucoup plus récurrent », analyse Benoît Caufriez, Business Manager Acerta Career Center. Tant dans les grandes que dans les petites organisations, on constate que les réengagements surviennent en général dans l’année ou entre la première et la seconde année suivant la fin du précédent contrat de travail. Dans les plus petites entreprises, des changements ont encore lieu dans 24,5% des cas entre 4 et 9 ans et même encore dans 11% des cas après 10 ans. Dans de plus grandes entreprises, ce chiffre est encore plus élevé et passe respectivement à 30,1% entre 4 et 9 ans et à 20,8% après 10 ans. « Dans la guerre des talents, il est primordial, en tant qu’employeur, de gérer de manière créative la recherche du talent et donc de miser sur d’anciens travailleurs, ajoute-t-il. Les grandes entreprises agissent déjà en ce sens en créant des organisations alumni pour maintenir le contact, mais cette étude montre également que les entreprises de plus petite taille ne peuvent pas perdre de vue ce groupe-cible important. »

Les 25-34 ans reviennent le plus souvent

Les chiffres montrent que la réembauche survient à tout âge, bien que certaines catégories d’âge se prêtent plus facilement à un retour auprès d’un ancien employeur. Il s’avère que les travailleurs âgés de 25 à 34 ans sont ceux qui décident le plus souvent de sauter le pas. Dans les entreprises de moins de 100 travailleurs, il s’agit respectivement de 29,7%, suivi de 26,7% pour la catégorie d’âge des 35-44 ans. Dans les entreprises de plus de 100 travailleurs, 32,7% des retours proviennent de la catégorie des 25-34 ans. Parmi les travailleurs âgés de 35 à 44 ans, ce chiffre s’élève encore à 26%. Étonnamment, 21% des retours sont effectués par des travailleurs âgés de 45 à 54 ans, aussi bien dans les petites que dans les grandes entreprises. « Comme la guerre des talents est en pleine expansion, nous nous attendons à une tendance croissante du recrutement d’anciens collaborateurs, commente Benoît Caufriez. Une précédente enquête d’Acerta a démontré qu’un collaborateur sur deux envisageait de retourner auprès d’un ancien employeur. En outre, les ex-collaborateurs sont d’une valeur inestimable pour faire office d’ambassadeurs et recommander l’entreprise au sein de leur réseau ou cercle d’amis. »

L’importance d’un départ positif

« Ces chiffres montrent l’importance sur toute la ligne d’un départ positif d’un travailleur, conclut-il. Un employeur n’aime jamais voir partir un bon élément, mais il est toujours possible que celui-ci revienne. C’est pourquoi il est crucial d’investir dans un départ positif. C’est non seulement important pour le travailleur, mais cela envoie également un signal positif aux autres collaborateurs. Enfin, le retour d’un ancien travailleur reflète une image positive d’une entreprise. Il souligne l’employer branding de celle-ci et peut instaurer une bonne et nouvelle dynamique dans l’organisation. Une personne ayant acquis de l’expérience ailleurs est plus chevronnée et peut faire souffler un vent de fraîcheur dans l’entreprise. En outre, opter pour un ancien travailleur garantit que les deux parties y trouvent leur compte. »

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