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5 alternatives à la voiture de société

Dans la foulée du rapport du Bureau fédéral du Plan dénonçant la perte de bien-être qu’engendrent les voitures de société, SD Worx livre un aperçu de cinq alternatives durables qui, sur le plan financier, sont également intéressantes tant pour l’employeur que pour l’employé.

1. Le budget mobilité

Le budget mobilité est une alternative à la voiture de société, sans toutefois l'exclure complètement. L'employé dispose d’un budget qu'il peut consacrer à de multiples moyens de transport, à sa meilleure convenance, avec ou sans véhicule de société. Citons pêle-mêle le vélo, les transports en commun, le système Cambio ou une voiture de société. Si l’employé opte pour une voiture de société classique dans le cadre de son budget mobilité, cette voiture compte comme avantage de toute nature. Mais plus ce véhicule est compact et écologique, plus l'ATN est faible. Un exemple : un employé qui roule en voiture de société et supporte un onéreux abonnement de parking peut choisir de les remplacer, dans le cadre de son budget mobilité, par un abonnement de train, un abonnement à un système de covoiturage et un leasing vélo. Le budget mobilité fait partie des mesures que le ministre fédéral de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V) veut faire approuver cette année encore pour obtenir un travail faisable et une agilité dans l’emploi. Sans vouloir toucher aux voitures de société, Peeters veut promouvoir un budget mobilité attractif sur le plan social et fiscal.

2. Le vélo

Environ 80% des employés habitent dans un rayon de 10 km de leur travail ou à proximité d'une gare. Pour eux, le vélo est l'alternative idéale: plus écologique, plus rapide et sans souci de parking. - L'indemnité vélo: les collaborateurs bénéficient d'un appréciable complément à leur salaire net (donc exempt d'ONSS et d'impôts), à savoir 0,22 euro maximum par kilomètre pédalé. - Le vélo de société: le prix d'achat d'un vélo de société est déductible à 120% (y compris le coût de son entretien, des réparations et de l'aménagement d'un hangar à vélos). Seule condition, ces frais doivent être directement liés au trajet domicile-lieu de travail.

3. L'abonnement social

Un abonnement social encourage les collaborateurs à utiliser les transports en commun pour se rendre au travail. L'employeur est tenu d'intervenir dans son prix, mais le grand avantage réside dans l'exemption de cotisation ONSS et d'impôts. Cet abonnement social peut être proposé à tous les employés, mais à la condition expresse qu'ils ne déduisent pas leurs frais réels via leur déclaration d'impôts. Pour les employés qui prennent le train pour aller travailler, l'intervention est de 75% en moyenne. Autre option très intéressante, l'abonnement social majoré, par lequel l’employeur augmente l'intervention dans le coût des transports en commun. Par ce biais, il peut verser un petit supplément à ses employés sans supporter de lourdes charges salariales. Autre piste à envisager: offrir un 'upgrade' de l'abonnement vers la première classe. Enfin, l’employeur peut faire en sorte que le l’employé bénéficie d'un abonnement de train gratuit par le biais du système du tiers payant. L'employeur paie alors jusqu’à 80 % du tarif de l'abonnement, tandis que 20 % au maximum sont pris en charge par les pouvoirs publics.

4. L'abonnement Railease

La voiture est souvent utile pour se rendre au travail mais, si l’entreprise est située dans un centre urbain, le train est sans doute plus commode. Avec l'abonnement Railease, les collaborateurs ont la liberté de la voiture et le confort du train et des autres transports en commun. Le principe est simple: l’employeur conclue un contrat Railease avec la SNCB. Ensuite, son employé choisit 20, 40 ou 60 jours de voyage. Ces billets sont exclusivement destinés au trajet domicile-lieu de travail. Les avantages sont multiples: l'abonnement est déductible à 100%, tandis que la voiture de société parcourt moins de kilomètres et revient donc moins cher. Sans oublier les économies en coûts de stationnement.

5. La voiture de société 2.0

Tant que la voiture de société reste fiscalement intéressante, impossible de l'exclure du package salarial. Pour les collaborateurs qui sillonnent le pays pour rendre visite aux clients, le véhicule professionnel est même indispensable. Libre à l’entreprise toutefois de favoriser l'adoption de modèles plus écologiques, comme les voitures électriques ou hybrides (très à la mode pour le moment). Dans les prochaines années, les véhicules seront encore davantage taxés en fonction de leurs émissions de CO2 et de la pollution qu'ils engendrent. Nombreuses sont donc les entreprises qui optent déjà pour des émissions de CO2 réduites. Une voiture plus 'verte' entraîne en effet une baisse des ATN imputés au employé et des coûts supportés par l'employeur (réduction de la cotisation de solidarité CO2, accroissement de la déductibilité fiscale…) C'est surtout la voiture électrique qui présente le plus grand potentiel: pas d'émissions de CO2 et une cotisation employeur CO2 forfaitaire de 25,55 euros par mois, alors que ce sont les émissions de CO2 réelles qui sont prises en compte pour le calcul de la cotisation CO2 des autres voitures. Autre bonne nouvelle: les voitures électriques sont déductibles à 120%. La consommation électrique requise pour recharger la voiture est quant à elle déductible fiscalement à 75% (à l'instar du carburant ordinaire). Il existe toutefois un revers à la médaille: la valeur catalogue des véhicules électriques est généralement élevée, de sorte que le employé supporte un avantage de toute nature assez lourd.

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