« La gestion du risque humain est avant tout un réflexe à développer »

Les ressources humaines sont souvent gérées comme un coût, parfois comme des talents stratégiques. Les aborder également comme un « facteur de risques à gérer » offre de nouvelles perspectives pour les RH, juge Michel Ferrary, professeur de management à l’Université de Genève. Le sujet sera au cœur de la quatrième Académie d’été des ressources humaines, à Spa, les 28 et 29 août.

Avez-vous connu des « travailleurs fantômes »?

Un jour, ils ont disparu du bureau sans plus jamais donner de nouvelles. D’autres ne sont même jamais venus à leur premier jour de travail. Chip Cutter, Managing Editor de la rédaction LinkedIn de New York, a recueilli des témoignages de « ghosts » ou « fantômes » du monde professionnel. Le terme qualifie ces actifs qui quittent leur travail sans avertissement, ni préavis.

L’embellie sur le front de l’emploi est éclipsée par une stagnation sans précédent des salaires

La croissance économique se redresse et le chômage s’établit à un niveau exceptionnellement bas dans certains pays. Pour autant, la stagnation des salaires persiste. Si les pays ne parviennent pas à rompre avec cette tendance, la confiance du public à l’égard de la reprise économique sera compromise et les inégalités se creuseront sur le marché du travail, indiquent les experts de l’OCDE.

Plusieurs scrutins à l’agenda politique en 2018 et 2019: quelle attitude avoir à l’égard d’un travailleur candidat aux élections?

Les prochaines élections, ce sera le 14 octobre: nous voterons aux échelons communal et provincial. Une nouvelle échéance électorale se présentera le 26 mai 2019 avec les élections européennes et les scrutins régionaux, et vraisemblablement l’organisation des élections fédérales. Et si un de vos travailleurs venait à être candidat? A priori anodine, la question comporte son lot de points d’attention et autres chausse-trapes.

Un bénéficiaire d’une voiture de société sur deux qui l’échangeraient contre du cash s’achèterait une voiture privée à la place

C’est un des enseignement du Baromètre sur la voiture de société des Belges et ses alternatives pour se rendre au travail. Près de quatre Belges sur dix accepteraient d’abandonner leur voiture de société contre une augmentation nette de 740 euros. En retour, près de la moitié s’achèteraient une petite voiture personnelle. Seuls deux Belges sur dix ont déjà reçu des propositions d’alternatives à la voiture de la part de leur employeur pour se rendre au travail.

La Belgique et Bruxelles attirent toujours plus de travailleurs étrangers

Aux yeux des candidats à un job en Belgique ou à l'étranger, le salaire a moins d’importance que la collégialité et un bon équilibre entre travail et vie privée, indique l’étude Decoding Global Talent 2018. En quatre ans, la Belgique a gagné en attractivité, passant de la 17e à la 14e place. La progression de Bruxelles est encore plus frappante: la capitale a gagné huit places et est aujourd’hui une des 20 villes les plus attirantes pour y travailler.

Plus de trois Belges sur quatre sont impatients d'être en vacances

Après une année bien chargée, plus de la moitié des travailleurs assurent avoir besoin de vacances, qui doivent être suffisamment longues pour pouvoir récupérer. Pour deux Belges sur trois, les vacances durent au moins deux semaines. Il faut généralement 8 jours pour se déconnecter totalement du travail, mais un peu moins pour les salariés qui se déclarent heureux au boulot. Ils profitent davantage de leurs vacances que leurs collègues, ont besoin de moins de temps pour se déconnecter du travail et ressentent moins le besoin de longues vacances.

La flexibilité du temps et du lieu de travail a le vent en poupe

Le nombre de travailleurs qui ont la possibilité de choisir leur lieu et leurs horaires de travail a augmenté de 35% ces quatre dernières années, indique Securex. Cependant, seul un travailleur belge sur quatre (23%) est actuellement en mesure de faire ce choix. La flexibilité est surtout l'apanage des travailleurs qualifiés, des salariés et des jeunes. Si de nombreux emplois ne se prêtent pas à la flexibilité du lieu et des horaires de travail, c’est dans certains cas la culture d’entreprise qui fait obstacle.

Malgré l’abondance de postes vacants, les travailleurs restent fidèles à leur employeur

À peine 16% des travailleurs recherchent activement un autre emploi, indique le Talent Pulse d’Acerta, réalisé en collaboration avec Jobat auprès de 2.000 Belges. Sept répondants sur dix n’osent pas sauter le pas vers un autre emploi par manque de confiance ou par peur de quitter leur cage dorée. 60% envisagent par contre de changer de cap au sein de leur propre entreprise.

Près de deux travailleurs sur cinq ont trop chaud au bureau

Avec l’été qui s’installe, les températures vont encore grimper jusqu’à 30 degrés ces prochains jours. Au bureau, la climatisation est enclenchée. Toutefois, obtenir une température qui convient à tout le monde relève souvent de l’exploit, indique une étude. Par exemple, 38% des travailleurs qui travaillent sur ordinateur trouvent qu’il fait trop chaud, tandis que 6% se plaignent au contraire qu’il fait trop froid même en été.

Le potentiel des HR Analytics encore trop peu exploité en Belgique

Les départements belges de ressources humaines continuent de se concentrer sur trois actions principales: attirer, développer et motiver les talents, indique le 4e HR Barometer. Il en ressort également que les HR analytics restent à la traîne. Si les entreprises rassemblent beaucoup de données, leurs responsables RH déclarent qu’ils n’en maîtrisent pas encore l’analyse.

Recrutement: quelles sont les causes et conséquences d’un mauvais casting?

Trois entreprises sur cinq (61%) n'ont besoin que de deux semaines pour se rendre compte qu'elles ont embauché le mauvais collaborateur. Plus de la moitié (55%) ont déjà licencié la personne en question, là où 49% ont mis en place une formation pour lui permettre d’acquérir les compétences requises. Les principales conséquences d’une erreur de casting sont une charge de travail plus élevée pour les collègues (53%), davantage de stress pour les managers (40%), et un coût de recrutement plus important (38%).

La communication directe reste plébiscitée… même à l’ère du digital

Un employé sur deux passe au moins une heure par jour à communiquer avec ses collègues et le contact personnel reste le plus populaire pour 68% des répondants à une enquête réalisée par Protime. Celle-ci met aussi en évidence une perception du temps très différente entre les employés et leurs managers au sein d’une même entreprise.

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