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Mon collègue est un robot

Auteur:Valéry Bonneau
Editeur:Editions Gallimard (Alternatives) , 144 pages.
ISBN:978-2-07-265791-7
Prix:€18
Ce n’est plus de la science-fiction. Les robots sont parmi nous et nous devons réfléchir dès à présent à notre existence, notamment professionnelle, à leurs côtés.

Ce livre raconte - non sans humour - le parcours d’un homme qui cherche un emploi en 2016 et se retrouve, où qu’il aille, quel que soit le métier, confronté à des robots qui occupent déjà la place. Tous les secteurs sont concernés: l’agriculture, l’industrie, mais aussi la restauration, l’éducation, les services à la personne ou même la santé. On fait ainsi la découverte d’une quarantaine de robots, déjà opérationnels, tels Hiro, le robot ouvrier, Yumi, l’assembleur de composants électroniques, Kiva, le manutentionnaire, Relay, le robot groom, Navya, un petit bus totalement autonome, ou encore Nao, le robot à tout faire.

L’hôpital n’échappe pas au phénomène, loin s’en faut. Hôtesse d’accueil, personnel auxiliaire, aide-soignant, et même chirurgien et rééducateur, autant de fonctions qui existent désormais en format... robot! « Après tout, s’il n’y avait que quinze ou vingt exemplaires de chaque robot, même très doués, les conséquences seraient nulles, reconnaît Valéry Bonneau. Or, aujourd’hui, il se vend près de 220.000 robots industriels par an pour une population de près d’un million et demi de robots dans le monde. En 2025. On peut raisonnablement penser que le chiffre sera doublé. » 

Et, pour les robots de service, les robots qui pourront nous remplacer dans les emplois qu’on croyait un peu protégés? « Là, c’est la même chose puissance 10. Bien sûr, dans les robots de service, on trouve le robot chirurgien et le robot aspirateur. Le prix et l’impact sur l’emploi ne sont pas les mêmes. Dans tous les cas, le nombre d’exemplaires va aller croissant et méchamment: 150.000 robots de service professionnels sur 2015-2018 et autour de 35 millions robots de service personnels (genre aspirateur) sur la même période. »

Pour l’auteur, titulaire d'un master en automatisation des systèmes complexes de l'IAE de Paris-Sorbonne et actif depuis 15 ans dans l'univers des nouvelles technologies, ceux qui prédisent que les robots vont créer du travail semblent oublier le monde dans lequel ils vivent: le monde du profit maximum où un humain sera toujours remplacé par un robot si le robot coûte moins cher. « La question n’est donc pas de savoir s’ils prendront notre emploi: ils le prendront. » C’est clair: côté physique et relations sociales, les robots ne sont pas top. Mais côté productivité, il n’y a pas mieux. Ils sont toujours en forme, d’humeur égale, ne font jamais grève et ne prennent pas de vacances. Le vrai enjeu consiste donc à réfléchir dès à présent à la co-existence humains-robots car, d’après lui, la civilisation du travail telle que nous la connaissons est bien morte… Il nous faut donc en inventer une nouvelle.

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