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Leadership sans ego

Auteur:Bob Davids, Isaac Getz & Brian M. Carney
Editeur:Éditions Fayard , 200 pages.
ISBN:978-2-213-71360-1
Prix:€16
« Si vous pensez que vous êtes hors du commun, vous avez tort. Un véritable leader se met au service de son équipe. À la guerre, c’est le général qui mange en dernier. » C’est ainsi que Bob Davids, reprenant les mots du général Cal Wallers, formule la transformation, en marche depuis une vingtaine d’années, du concept de leadership.

D’Ulysse à Steve Jobs, nous avons longtemps pris pour leaders des personnages héroïques et hors du commun. Or, dans les affaires, cette tendance est en train d’évoluer, ouvrant la voie à la réalisation des potentiels humains que personne n’aurait pu soupçonner. Le vrai leader doit cesser de se croire spécial s'il veut susciter l'adhésion de ses équipes, et faire en sorte qu'elles donnent le meilleur d'elles-mêmes. Il est temps d'inverser les vieux principes du leadership, et c'est un Américain, Bod Davids, qui a dirigé six sociétés qui le raconte dans ce livre, construit comme un abécédaire.

Ecrit à « trois mains » — avec Isaac Getz connu pour co-animer l’écosystème de libération d’entreprises et Brian M. Carney, dirigeant de l’entreprise technologique Rivada —, le livre déconstruit point par point notre conception du leadership pour en bâtir une nouvelle, à la portée de tous, qui a déjà fait ses preuves. « L’autorité, ce n’est pas le leadership, explique ainsi Bob Davids. Vous pouvez être le propriétaire d’une société, son président, son DG, sans pour autant être un leader. À l’inverse, un cadre ou un contremaître peut être un leader. Ce n’est pas l’autorité qui définit le leader, c’est le fait que les gens acceptent de le suivre. Si quelqu’un ne respecte pas son supérieur, s’il n’a pas envie de le suivre, celui-ci devient un ‘chef’ – un terme négatif –, et l’employé s’attend à être managé. Chaque fois que quelqu’un m’appelait chef, je lui répondais que je n’en étais pas un. Les chefs ordonnent, les leaders demandent. »

Manager, c’est contrôler ce qui est contrôlable, ajoute-t-il par ailleurs. « Dans les affaires, on a la main sur trois choses, et trois seulement. La première, c’est le temps, la seconde, l’argent, et la troisième, la qualité. Ce sont les seules choses qu’un leader ou qu’un manager puissent contrôler. Remarquez bien que les personnes ne figurent pas dans cette liste. Les personnes, elles, vous ne pouvez pas les contrôler. Vous n’avez pas la main sur ce qui se passe dans la tête de vos employés. Il est impossible de manager des gens, vous pouvez simplement les conduire. En tant que PDG, vous ne devez pas chercher à être aimé, ni même apprécié, mais si vous ne parvenez pas à gagner le respect de chacun de vos salariés, vous devrez démissionner. En tant que leader, vous avez échoué. »

Alors, comment obtient-on le respect? La réponse, c’est l’équité. Et comment obtient-on cela? « En prenant le temps nécessaire pour partager l’information, s’assurer que tout le monde l’a reçue et parvenir à un consensus. Quand c’est le cas, tout le monde peut avancer dans la même direction. À partir de prémisses communes, tout le monde est en mesure de tirer les mêmes conclusions, mais cela prend du temps de transmettre aux équipes les informations qui ont conduit à une décision, de telle sorte que les gens puissent se mettre à votre place et se dire : « Étant donné la situation et ceci et cela, moi j’aurais décidé ceci ; mais à présent, je comprends votre position, et je pense que votre décision était justifiée. Voilà pourquoi le temps passé au partage de l’information est la clef pour qui veut être respecté et devenir un grand leader. Les leaders qui ne comprennent pas le respect, qui refusent de s’asseoir à une table et de prendre le temps de discuter avec leurs équipes se plantent. »

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