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Le choc générationnel

Auteur:Elisabeth LAHOUZE-HUMBERT
Editeur:Editions Maxima , 296 pages.
ISBN:978-2-84001-808–7
Prix:€25,50
Dans l’entreprise, trois générations passent ensemble huit heures, voir plus, par jour. Ce qui les exposerait au risque d’un « choc générationnel ». Exagéré ?

« Lorsque je demande d’accoler trois caractéristiques à chaque génération, je recueille une foule de stéréotypes comme ‘les seniors sont peu malléables, ne connaissent rien aux nouvelles technologies, sont trop chers ; les Y travaillent en dilettantes, ne sont pas fidèles, sont zappeurs ; les X jouent aux chefaillons, n’ont pas trouvé leur place, se protègent, etc., explique Elisabeth Lahouze-Humbert, spécialiste française des rapports entre générations dans l’entreprise. Le risque d’un choc générationnel est presque inévitable si les générations continuent à cohabiter au lieu de travailler ensemble. » 

L’auteur se dit elle-même lassée de lire tout et son contraire sur la génération Y, et l’on commence même à voir des articles sur les Z. Mais, estime-t-elle, pour réduire le risque de choc générationnel, il est indispensable de connaître comment fonctionnent ces trois générations (18-30 ans, 30-45 ans et 45-65 ans) dans l’environnement de travail, mais aussi en dehors, et d’en tenir compte. Au fil des différents chapitres, elle questionne les entreprises sur la façon dont se construit la relation hiérarchique entre les générations, sur l’évolution des modes de communication qu’elles privilégient, mais également sur la fixation des objectifs, la délégation, l’évaluation des performances, la motivation, la reconnaissance, le pilotage du changement, la formation, le travail en équipe, la fidélisation au prisme des générations.

« La génération des jeunes salariés est peut-être vue à tort comme ‘individualiste et matérialiste’. Elle est bien au contraire partisane d’un pacte social avec l’entreprise. Ce qui est essentiel aux yeux des juniors, c’est d’être au service d’un employeur responsable, attentif à l’ensemble des salariés. » Autant d’éléments que les entreprises devront prendre en considération pour fidéliser leurs jeunes collaborateurs. « Les directions d’entreprise doivent favoriser les processus coopératifs. Or, nos entreprises sont encore structurées sur des modèles dépassés avec pour références absolues le dirigisme et le marché, la hiérarchie pyramidale et la compétition brutale. Nous devons faire le choix de l’horizontalité et de la transversalité de l’organisation, c’est-à-dire de la mise en réseau. Si l’organisation favorise les synergies, tout le monde y gagne. »

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