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Écrivons le travail!

Auteur:Claire Edey Gamassou & Sophie Prunier-Poulmaire (dir.)
Editeur:Éditions Octares , 248 pages.
ISBN:978-2-36630-071-0
Prix:€20
Comment les jeunes voient-ils le travail? Pour le savoir, des élèves et apprentis français ont été invités à une « écriture collective » sur base de ce qu’ils en entendent, ce qu’ils observent, imaginent, appréhendent ou espèrent. Ce travail a été enrichi par l’apport de chercheurs, auteurs et même dessinateurs pour un ensemble qui invite à parcourir les diverses représentations du travail.

L’ouvrage collectif Écrivons le travail! est le fruit de plusieurs rencontres suscitées par le concours « Écrire le travail », initiative du Groupe d’études sur le travail et la santé au travail (Gestes), Domaine d’Intérêt Majeur de la région Île-de-France 2012-2015, mise en œuvre au sein de l’académie de Versailles depuis 2015. La rencontre avec le lecteur a pour objectif de partager les regards portés par les élèves et les chercheurs sur le travail, mais aussi d’inciter à la prise de parole, individuelle et collective, sur cette partie de nos existences.

Cette trentaine de textes, de formes et genres littéraires divers, proposent un étonnant voyage à travers des métiers, des pays, des vies, des envies, réels ou imaginés, sur le travail. On y découvre aussi des interrogations, des aspirations, des points de vue, parfois aussi des expériences. En faisant discuter des publics qui n’en ont pas l’occasion, ce livre contribue à éclairer la diversité des représentations auxquelles le travail donne lieu.

« Les jeunes, comme leurs écritures, sont multiples et différents, nous explique Danièle Linhart qui signe la préface. Mais ils nous font comprendre que, pour eux, le travail reste le grand opérateur qui cristallise les enjeux de la vie. » Cette écriture collective révèle une vision du travail parfois assez inattendue: « S’ils aiment l’aventure, elle est plutôt intérieure. S’ils se rêvent performants, c’est pour être utiles aux autres, ne pas décevoir leurs parents, et pour l’amour du métier. S’ils aspirent à trouver une place dans le monde du travail, ils en veulent une pour tous, y compris les plus faibles. » Ils sont ainsi nombreux à dénoncer les discriminations, comme le sexisme, le racisme, le rejet du handicap…

S’ils apprécient que ça bouge et revendiquent d’être stimulés, ces jeunes ne dissimulent pas la peur d’un avenir où tout serait remis en question dans un monde robotisé, avec l’atomisation, le délitement des relations sociales, la perte de sens qu’il entraînerait,… Bref, « ils sont loin des stéréotypes qu’on leur accole, comme ils sont bien éloignés des attentes formulées par les managers qui attendent de pied ferme les générations Y et Z convaincus que leur individualisme, leur goût de l’aventure et de la compétition, les rendront naturellement compatibles avec les règles du jeu imposées par le modèle managérial »,in dique-t-elle encore.

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