< Retour au sommaire

Adaptez-vous… le marché du travail a changé

Auteur:Alain SAMSON
Editeur:Béliveau Editeur , 203 pages.
ISBN:978-2-89092-663-9
Prix:€21
Les habitudes, bonnes ou mauvaises, sont des réponses trouvées à d’anciens problèmes, écrit le québécois Alain Samson. Ce qui était bon hier ne l’est plus forcément aujourd’hui.

S’il est bien une préoccupation qui s’impose de plus en plus et de façon structurelle, c’est celle-là : les bons employés se font de plus en plus rares. Si vous vous dites que la situation est temporaire et que l’époque où les bons candidats pullulaient reviendra, vous vous trompez, avertit Alain Samson, conférencier réputé et auteur prolifique au Québec. La population est vieillissante. Le rapport au travail des nouveaux employés est radicalement différent. Les frontières s’estompent : si les chances de se faire une place sont meilleures ailleurs dans le monde, les personnes ambitieuses n’hésiteront pas. Et si vous avez encore cette image de ce qu’était un « employé idéal » il y a vingt ou trente ans, mauvaise nouvelle : cet employé n’existe plus et il ne reviendra pas !

« Un emploi, ce n’est plus nécessairement un poste occupé à temps plein par un seul employé, ajoute-t-il. Ce poste n’a pas non plus à être occupé dans vos locaux et il y a peut-être de nouvelles manières d’en prendre charge. » Bref, il est temps de redéfinir votre vision de la gestion des ressources humaines, de ce qu’est un employé et ce qu’est un emploi. Autrement dit, de chasser les « bonnes habitudes » : « Les habitudes, bonnes ou mauvaises, sont des réponses trouvées à d’anciens problèmes. Ce qui était bon hier ne l’est plus nécessairement aujourd’hui. » 

L’auteur en est convaincu : les employés qui vous manquent sont pourtant là. C’est juste que vous ne les voyez pas. Son conseil : revoir votre vision de l’esprit de clan. Depuis la préhistoire, ce qui favorisait la survie, voire la prospérité des clans, c’était l’habileté à protéger leur territoire. Les clans les plus aptes à survivre étaient ceux dont les membres réagissaient promptement dès qu’un « étranger » osait s’aventurer sur leur territoire. Un mécanisme qui a été, en quelque sorte, intégré, qui est devenu naturel. « Mais le monde a changé, dit-il. Les frontières sont devenues fluides. Alors qu’autrefois, votre survie nécessitait le concours des gens qui vous ressemblaient, aujourd’hui, elle dépend de votre capacité à apprécier la diversité humaine. »

L’enjeu : faire de la diversité une préoccupation quotidienne, et non pas un énoncé que vous sortez de temps à autre. C’est là que doit intervenir le changement d’habitudes. Par exemple, celle de montrer la porte aux travailleurs de 50 ou 60 ans. Ou celle de gaspiller ces ressources que sont les immigrants qui, dans bien des cas, affichent une bonne scolarité et arrivent avec l’envie de contribuer à leur pays d’accueil. Ou encore celle de supposer que si quelqu’un doit composer avec un handicap, il ne peut être utile en quoi que ce soit. Ou, enfin, celles de se priver de l’apport des femmes, des jeunes.

Dans son livre, Alain Samson décode les méthodes de GRH traditionnelles qui entravent la diversité, ainsi que les obstacles à l’appréciation de la diversité dans l’entreprise. « Rendre une organisation multiculturelle, c’est la faire passer d’un état dans lequel on craint les gens différents à un état dans lequel on apprécie la différence », souligne-t-il. Pour y arriver, cinq leviers : des leaders qui s’impliquent et montrent l’exemple, l’évaluation des besoins et la sélection d’indicateurs de progrès, l’éducation et la chasse aux préjugés, l’alignement des systèmes de gestion et, enfin, les activités de suivi.

« La loi de l’offre et de la demande est implacable et celle-ci penche maintenant du côté des employés, conclut-il. Si vous ne les cajolez pas, ils feront profiter quelqu’un d’autre de leurs précieux talents. Pour eux, un emploi ne peut plus être un simple gagne-pain qu’on subit pour faire face à ses obligations financières. Ce doit être un milieu de vie, un endroit où on grandit et dans lequel on a du plaisir. Dans un monde de plus en plus hétérogène, vous pouvez tirer un trait sur la notion d’employé moyen et sur une gestion des ressources humaines uniforme pour tout le monde. Il vous faut devenir flexible et agile. Si vous parvenez à transformer vos employés en recruteurs qui ne se gêneront pas pour dire que, chez vous, ils sont cajolés, acceptés et appréciés, vous ressentirez moins le choc démographique que vos concurrents. Vous aurez transformé cette menace qui planait sur votre organisation en avantage concurrentiel… »

Sur le même sujet


< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages