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72 regards sur le management en 2030

Auteur:Jeanne-Marie Hallion, Benoit Tulasne, Laurence Constant & Philippe Détrie
Editeur:La Maison du Management , 113 pages.
ISBN:-
Prix:€0
Quelles évolutions majeures de la société impacteront le plus le management des organisations et des hommes? Et quelles en seront les conséquences? 72 experts répondent.

Les métamorphoses de la société bouleversent profondément notre économie. Les effets de la révolution digitale n’en sont qu’à leurs débuts. Des start-up qui n’existaient pas il y a 20 ans enfoncent des entreprises qu’on croyait solides comme le roc. De nombreux jeunes diplômés délaissent le salariat pour entreprendre. Les repères évoluent : quels seront les impacts de la mondialisation, de l’accélération, des réseaux sociaux… sur la gestion des organisations et des hommes?

C’est tout cela et bien d’autres choses qu’explore un recueil publié par la Maison du Management, organisation française dont la vocation consiste à « développer un management responsable et entraînant ». Celui-ci fait suite à une convention qui s’est tenue en avril sur « Le management en 2030 ». Pour contribuer au débat, 300 personnalités ont été sollicitées sur 2 questions. Quelles évolutions majeures de la société impacteront le plus le management des organisations et des hommes ? Et quelles en seront les conséquences ? Il en est ressorti 72 positions, émanant de profils divers : dirigeants d’entreprise, académiques, conférenciers, DRH, prospectivistes, patrons de la stratégie, philosophes, consultants,…        

La quête de sens est citée comme une évolution majeure pour plusieurs. « De moins en moins d’êtres humains vont accepter de se soumettre à un mode de fonctionnement, à un système de pensée et à des rythmes qui ne correspondent plus à leur élan de vie propre, appuie Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute et auteur du célèbre bestseller Cessez d’être gentil, soyez vrai. De moins en moins d’êtres humains vont accepter d’exécuter une tâche mécaniquement sans en percevoir la finalité, ni en goûter la valeur ajoutée. » Ce qui, pour lui, implique une transformation du management, mais aussi une « transformation de l’objectif de l’entreprise, de l’intention et, donc, de la façon de produire, créer et échanger des biens et des services. Pour Frank Bournois, professeur et directeur général d’ESCP Europe, la notion de pouvoir va devoir évoluer : « C’est le partage de l'information et non pas sa rétention qui sera créateur d'influence dans le monde du travail, dit-il. À l’autorité hiérarchique de statut répondra l’autorité d’influence par l'apport d'informations utiles aux communautés de travail. »

Le numérique occupe bien sûr une place de choix dans nombres de ces chroniques. Et l’auteure Sophie Chabanel d’apporter une touche plus poétique et idéaliste, appelant à la lucidité pour répondre à la fascination technologique : « Les dirigeants d’entreprise auront compris que ce n’est pas parce qu’un outil de reporting, enregistrement de données ou autre suivi des processus est techniquement possible, et même bon marché, qu’on est obligé de le mettre en place. Du coup, les salariés ne seront plus obligés de consacrer toute leur énergie et leur créativité à déjouer le système. L’intelligence ainsi libérée pourra servir à d’autres choses, par exemple à satisfaire les clients. »
Impossible d’évoquer ici toutes les idées (la fin du salariat, l’instantanéité plurielle, la désorganisation par le malentendu permanent,…) tant le document est riche et rebondit sur des opinions diverses.

Mais pointons le propos d’Eric-Jean Garcia, professeur affilié à Sciences Po : « Il y a encore peu, la question managériale était essentiellement appréhendée de façon mimétique. Dirigeants et responsables RH étaient aux aguets pour identifier la dernière pratique éprouvée par d’autres, souvent importée d’outre-Atlantique par d’habiles consultants. » Or, les sources d’avantages compétitifs se déplacent vers les « softs skills », les comportements et la façon de travailler ensemble intégrant les questions de coopération, d’empathie, de dynamique collective et d’innovation. « Les approches classiques et standardisées du management sont dès lors naturellement remises en cause par une montée sans précédent de l’esprit critique chez les salariés de tous niveaux et la nécessité d’intégrer les comportements des équipes comme un facteur incontournable de compétitivité. »  

En téléchargement libre: www.lamaisondumanagement.com

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